Réservé aux professionnels de santé
Depuis près de trois ans, l’EREGIN sensibilise les professionnels de santé et les membres d’associations aux enjeux éthiques de l’éducation thérapeutique du patient (ETP). Une réflexion menée à travers différents temps d’échanges et de sensibilisation.
Le 25 mars 2023, l’EREGIN s’est associé à l’APET (association pour la promotion de l’éducation thérapeutique) et à l’ARS, agence de santé, pour proposer, au Gosier, un symposium consacré à « L’éthique dans l’éducation thérapeutique ». L’événement s’inscrivait dans le prolongement des ateliers de réflexion menés par l’EREGIN avec différents acteurs concernés par ces enjeux.
Pour l’occasion, deux spécialistes étaient notamment invités : le Pr Folscheid, professeur émérite de philosophie à l’université Paris-Est, et le Dr Walker, chef du service diabétologie – endocrinologie – nutrition et médecine interne au centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges et docteur en philosophie pratique.
Le Pr Folscheid est intervenu sur « L’éthique face à l’êthos : l’universel et le particulier », tandis que le Dr Walker a abordé « L’éthique face aux normes de l’ETP ».
Le programme complet du symposium, avec l’ensemble des acteurs et intervenants, est à retrouver ci-dessous.
Que faut-il inscrire au bilan du symposium ?
D’abord qu’il a rassemblé un grand nombre de praticiens enthousiastes, venus de lieux et d’horizons très différents, et associé pour la bonne cause l’APET 971, l’espace de réflexion éthique (EREGIN) et l’ARS de Guadeloupe. Ensuite qu’il nous a fait découvrir qu’il s’agissait de servir une cause de première importance, peut-être desservie par sa dénomination d’« éducation thérapeutique du patient », surtout réduite au sigle rébarbatif d’« ETP », ce qui pourrait faire penser aux camps de rééducation chinois.
Car de quoi s’agit-il en réalité ? De prendre en charge ce nombre croissant de patients qui vivent sur la face cachée de la lune, celle qui ne brille pas sous les feux de la médecine technoscientifique de pointe. Une médecine de sauvetage, de réparation et de maintenance de nos corps machines, mais qui ne sait pas quoi faire de ces patients toujours bien vivants, mais dont elle n’a pas guéri la maladie.
Permettre à ces derniers de continuer à vivre dans la meilleure ou la moins mauvaise santé possible, telle est la mission de cette autre moitié d’une médecine qui serait pleinement soignante.
Que faut-il inscrire au bilan du symposium ?
D’abord qu’il a rassemblé un grand nombre de praticiens enthousiastes, venus de lieux et d’horizons très différents, et associé pour la bonne cause l’APET 971, l’Espace de réflexion éthique (EREGIN) et l’ARS de Guadeloupe. Ensuite qu’il nous a fait découvrir qu’il s’agissait de servir une cause de première importance, peut-être desservie par sa dénomination d’« Éducation thérapeutique du patient », surtout réduite au sigle rébarbatif d’« ETP », ce qui pourrait faire penser aux camps de rééducation chinois.
Car de quoi s’agit-il en réalité ? De prendre en charge ce nombre croissant de patients qui vivent sur la face cachée de la lune, celle qui ne brille pas sous les feux de la médecine technoscientifique de pointe. Une médecine de sauvetage, de réparation et de maintenance de nos corps machines, mais qui ne sait pas quoi faire de ces patients toujours bien vivants mais dont elle n’a pas guéri la maladie.
Permettre à ces derniers de continuer à vivre dans la meilleure ou la moins mauvaise santé possible, telle est la mission de cette autre moitié d’une médecine qui serait pleinement soignante.