Cinq mesures innovantes pour les plans greffes et dons d’organe

Fragilisée par la crise sanitaire, l’activité du prélèvement, de la greffe d’organes et de tissus a besoin d’un nouvel élan. Il bénéficie, dès 2022, d’un plan ministériel ambitieux.

Il fallait une impulsion forte. Après deux ans de crise sanitaire, les domaines du prélèvement, de la greffe d’organes et de tissus sont en souffrance (-25 % de greffes en 2020).

Le gouvernement a donc impulsé une nouvelle dynamique en fixant trois plans d’actions pour 2022-2026 dans les secteurs du prélèvement et la greffe d’organes et de tissus, du prélèvement et la greffe de cellules souches hématopoïétiques* et de la procréation, l’embryologie et la génétique humaines, en lien avec l’Agence de la biomédecine.

Ces mesures sont soutenues par un financement complémentaire de 210 millions d’euros, soit un total de deux milliards d’euros en faveur du prélèvement de la greffe d’organes (+10%).

Les objectifs reposent sur des mesures innovantes afin d’obtenir rapidement, grâce à ce plan, des résultats concrets :

• hausse du recensement et du prélèvement d’organes sur donneurs décédés ;

•  améliorer l’accès à la liste nationale d’attente, développer la transplantation d’organes, la qualité des pratiques et la sécurité des soins ;

•  développer la greffe rénale à partir de donneur vivant, le prélèvement et la greffe de tissus ;

• renforcer l’évaluation des activités ;

•  optimiser le financement ;

• soutenir la formation, la recherche et le rayonnement européen et international ;

• communiquer pour mobiliser le grand public et les professionnels.

En voulant maximiser le nombre de greffes d’organes et de tissus, l’Etat cherche à répondre aux besoins des patients.
Le but étant de leur fournir les ressources nécessaires pour être soignés, certaines fois pour leur éviter la mort. Il s’agit d’enjeux à la fois vitaux et économiques.

Ce plan de relance est d’ailleurs indispensable tant la courbe de la prévalence des maladies cardio-vasculaires est à la hausse. Autant de pathologies qui nécessitent des greffes de cœur, poumon, foie, moelle osseuse etc.

Deux problématiques éthiques se posent toutefois aujourd’hui : la première concerne la notion de « performance » évoquée dans le plan gouvernemental. La mise en place de ces indicateurs pourrait générer une pression supplémentaire sur les familles des donneurs au détriment du respect de leur libre choix. Actuellement, dans les services de prélèvement, si les proches refusent, ce choix est respecté même si légalement l’hôpital peut prélever. Qu’en sera-t-il demain ? L’approche par la performance ne fait-elle pas courir le risque de voir d’autres valeurs éthiques écartées simplement pour “faire du chiffre” ?

La seconde problématique concerne les nouvelles modalités pour les donneurs vivants. Quel garde-fou avons-nous pour vérifier l’intégrité du consentement ? La question des pressions éventuelles sur les donneurs vivants peut aussi légitimement se poser. Notamment les limites de l’existant. Pour l’exemple, le registre national des refus n’est pas connu de tous. De ce fait, une personne peut ne pas y apparaître par défaut d’information et refuser d’être prélevée à son décès.

Autre problématique éthique d’importance : quelle place est donnée à la prévention en santé ? En effet, celle-ci a pour but de faire diminuer toutes les pathologies type diabète HTA… donc également le taux de mortalité.

(Source : www.solidarités-sante.gouv.fr)

* Les cellules souches hématopoïétiques sont fabriquées par la moelle osseuse et sont à l’origine des différentes cellules du sang : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.



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